Editorial
On persuade les médecins, les avocats et les cabinets de conseil de dépenser des millions pour des infrastructures centralisées d'IA sous prétexte que c'est "nécessaire pour la production" et le RGPD.
C'est faux.
Un rack Nvidia GB300 NVL72 coûte entre 6 et 6,5 millions d'euros. Avant même de l'utiliser. Ajoutez 50 000 euros de refroidissement liquide. Ajoutez une équipe pour rester au chevet du malade. La conso en pic ? Une terreur.
Au repos, c'est zéro. Pas la conso, non. Le ROI. Quand personne ne l'utilise, le coût est déjà pharamineux.
Et le RGPD, justement. On vous le présente comme une raison d'aller vers ces machines. C'est l'inverse. Un NVL72 chez un hébergeur, ce sont vos dossiers patients, vos dossiers clients, qui sortent de vos murs. Vous signez des clauses, vous faites confiance à un tiers, vous priez. Le RGPD ne vous pousse pas vers le datacenter. Il vous ramène chez vous. Exactement comme nos solutions techniques et logicielles.
Maintenant, regardez ce que vous faites vraiment. Un cabinet n'est pas une ferme d'entraînement. L'usage y est sporadique, en général quelques requêtes par jour et par personne. Le reste du temps, la machine dort. Le monstre à six millions, lui, vous coûte et consomme qu'il serve ou non.
Un médecin avec son protocole, ses cas, ses notes n'a pas besoin d'un tel monstre. Une machine locale bien ficelée donne un résultat tout aussi crédible sans appeler un LLM géant.
Le prix d'un desktop d'entreprise, c'est souvent 1 500 €. Pour un Mac, on monte vite à 4 000-5 000 €. Avec un peu plus d'investissement, on obtient une machine parfaitement adaptée, et largement suffisante pour faire tourner des LLM locaux, avec le bon logiciel Aegis, celui taillé pour vos besoins.
Faites le calcul. 1 500 € le poste, 1 500 € la carte qui fait tourner l'IA dessus. 3 000 € le poste équipé, et l'employé avait de toute façon besoin d'un ordinateur. La machine plus costaude est aussi plus confortable au quotidien, plus réactive. Six cents personnes, un seul investissement d'1,8 million, amorti sur les années.
Ils vous proposent six millions pour un seul serveur, plus la facture électrique qui tombe tous les mois, que quelqu'un s'en serve ou non. Et une facture qui fait mal, pas un simple support.
Le logiciel est contenu. Tout est sur la machine : le modèle, la base documentaire, le scoring, les connexions à vos outils métier. Rien ne part sur un serveur lointain. Pas d'abonnement qui gonfle, pas d'API qui fuit, pas de service qui se dégrade un matin sans vous prévenir. La machine s'éteint, vos données restent.
Et s'il vous faut plus lourd ? Un gros modèle Aegis tourne très bien sur un Mac Pro posé sur votre réseau local. Un seul nœud qui sert tout le cabinet, partagé entre les postes, sans jamais sortir de chez vous. Une carte par poste, ou un gros Mac pour tout le monde. Dans les deux cas, tout reste à l'intérieur de vos murs.
La vraie question n'est pas "avons-nous besoin d'un NVL72 ?". C'est "pourquoi voudrait-on nous en vendre un ?".
